Au travers de ses garanties, la prévoyance protège contre les aléas de la vie en mettant l’assuré ainsi que ses proches à l’abri du besoin en cas d’incident. Dans quelles situations peut-on faire appel à sa prévoyance ? Quels risques sont couverts ? Comment cela fonctionne ? Tour d’horizon de ce que permet de couvrir la prévoyance.
Il existe plusieurs types de contrats de prévoyance possibles, avec des niveaux de protection et des modalités qui varient d’un document à l’autre, selon les options choisies par l’assuré. Mais en général, une prévoyance couvre trois grands types de risques pouvant survenir, avec des conséquences financières lourdes pour l’assuré et ses proches.
Couverture du risque décès
Premier risque lié à la personne couvert par la prévoyance : le décès. En cas de disparition de l’assuré, la prévoyance verse en effet un capital décès aux bénéficiaires désignés.
Il s’agit d’un montant forfaitaire, défini à l’avance dans le contrat de prévoyance. Cette aide financière est versée en une seule fois. Elle permet à la famille du défunt de faire face aux conséquences financières immédiates de cette disparition, en couvrant par exemple les frais d’obsèques, et de maintenir, dans les premiers temps, son niveau de vie.
Selon l’option choisie par l’assuré avant son décès, une rente d’éducation peut également être versée à ses enfants tout au long de leur scolarité. Cette aide financière doit permettre de contribuer à financer leurs études. Elle est versée périodiquement, généralement jusqu’à la fin des études ou l’âge de 25 ans.
Couverture en cas d’incapacité de travail
Autre situation dans laquelle l’assuré peut se retrouver : une incapacité temporaire de poursuivre son activité professionnelle. Que ce soit à la suite d’un accident de la vie ou une maladie, une personne peut en effet se retrouver contrainte de cesser de travailler pendant un temps.
Or, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) ne couvre pas 100 % des revenus de la personne concernée dans la durée. Pour compenser cette perte financière qui peut fragiliser son quotidien, l’assuré peut donc faire appel à la prévoyance.
Celle-ci lui verse alors une rente d’invalidité qui vient compenser la perte de revenus due à une réduction ou à une cessation d’activité professionnelle. Une somme versée sous la forme d’indemnités journalières, calculée en pourcentage du salaire brut habituel. Attention, l’indemnisation démarre après un délai de carence au cours duquel aucun versement n’est effectué.
La prévoyance et risque d’invalidité
Il peut arriver que cette incapacité de travail ne soit hélas pas temporaire, mais définitive. On parle alors plutôt d’invalidité permanente.
Qu’elle soit partielle ou totale, cette invalidité induit elle aussi une perte de revenus chez l’assuré, qui ne peut poursuivre son activité professionnelle comme avant. Dans ce cas, pour compenser cette baisse de revenus, la prévoyance verse à l’assuré une rente d’invalidité.
Celle-ci est versée mensuellement ou trimestriellement. Son montant dépend du taux d’invalidité et du salaire antérieur de l’assuré. Par exemple, une invalidité totale peut entraîner le versement de 100 % de la rente prévue, tandis qu’une invalidité partielle pourrait donner lieu à un versement proportionnel au degré d’invalidité.
A noter que certains contrats de prévoyance peuvent inclure également une garantie dépendance. Non-obligatoire, cette garantie prévoit le versement d’une rente ou la prise en charge des frais liés à la perte d’autonomie de l’assuré.