Parce qu’elle permet de couvrir les risques liés à la personne comme le décès, l’invalidité et l’incapacité de travail, tout le monde peut un jour avoir besoin d’une prévoyance. Certains employeurs ont même l’obligation de proposer cette protection à leurs salariés. Mais certains profils ont davantage intérêt à y souscrire que d’autres.
Qui peut souscrire à une prévoyance ?
Lorsqu’elle est souscrite de façon individuelle, n’importe qui a droit à une prévoyance, à partir du moment où il s’acquitte des cotisations nécessaires, prévues dans le contrat.
Salariés du secteur privé
Mais la prévoyance peut également être collective, car souscrite par un employeur. Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille et tous secteurs confondus, ont même l’obligation de proposer une prévoyance à leurs salariés cadres et assimilés cadres. Par accord ou convention collective, les salariés non-cadres peuvent également être concernés par ce droit.
Dans certaines branches professionnelles, les conventions collectives imposent en effet aux employeurs de contracter une prévoyance pour leurs salariés. C’est le cas dans :
- les Bâtiment et Travaux Publics (BTP) : les employeurs du BTP doivent souscrire une prévoyance collective pour leurs salariés, comprenant notamment une couverture des risques liés aux accidents de travail et à l’invalidité auxquels ces professions sont fortement exposées,
- les industries métallurgiques : la convention collective du secteur impose des garanties de prévoyance pour les salariés, incluant des prestations en cas de décès et d’invalidité,
- le commerce de détail et de gros : les employeurs de ces secteurs doivent, eux aussi, prévoir des garanties de prévoyance pour leurs salariés, couvrant les principaux risques liés à la personne.
Fonctionnaires et agents publics
Les fonctionnaires et les agents publics bénéficient également de certaines garanties de prévoyance, spécifiques à leur statut. En complément, ils peuvent souscrire à des contrats de prévoyance individuels afin de renforcer leur niveau de protection.
Indépendants et professions libérales
Comme ils sont leurs propres employeurs, les indépendants, les artisans et les professions libérales n’ont pas l’obligation de souscrire à une prévoyance pour leur compte personnel.
En revanche, ils y ont tout intérêt s’ils souhaitent se prémunir contre les risques d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès en garantissant un maintien de revenu en cas d’imprévu. C’est d’autant plus important dans leur situation, puisqu’ils ne bénéficient pas des mêmes degrés de protection que les salariés.
Retraités et chômeurs
S’ils ont davantage intérêt à souscrire à une prévoyance pour assurer une compensation financière en cas de perte de revenus, les travailleurs en activité ne sont toutefois pas les seuls à pouvoir contracter ces garanties.
En effet, les retraités ainsi que les chômeurs peuvent souscrire à une prévoyance individuelle.
Pour les retraités, il peut s’avérer particulièrement intéressant de prévoir des garanties de dépendance, comme le proposent certains contrats. Car ces garanties pourront aider l’assuré à couvrir les frais liés à la perte d’autonomie, que ce soit à domicile ou en établissement spécialisé.
Les chômeurs, de leur côté, peuvent contracter une prévoyance afin de leur garantir une certaine protection pendant toute la durée de leur recherche d’emploi.
Retraite, licenciement, démission : quelles solutions de prévoyance ?
Que vous soyez en activité ou non, la prévoyance est un précieux allié de votre quotidien en vous protégeant financièrement, vous et vos proches, en cas d’incident majeur.
La prévoyance est particulièrement intéressante lorsque vous avez une famille à charge, et que l’arrêt temporaire ou permanent de votre activité, ou bien votre décès, peuvent entraîner de lourdes conséquences sur l’avenir de vos proches.
Souvent, un contrat de prévoyance est souscrit dans le cadre de votre activité professionnelle, mais que se passe-t-il lors de votre départ à la retraite ou d’un licenciement ?
Dans le cas d’un départ à la retraite, contrairement à la mutuelle, il n’existe pas d’obligation de portabilité de vos droits pour la prévoyance. Lorsque vous quittez l’entreprise, vos garanties de prévoyance disparaissent. A vous de contracter une prévoyance individuelle si vous souhaitez maintenir vos droits.
En revanche, en cas de licenciement, vos droits à la prévoyance sont maintenus pendant une durée de 12 mois, sous conditions. La première : vous devez avoir souscrit à la prévoyance collective de votre entreprise. Deuxième condition : vous devez être éligible à l’assurance chômage.