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Quelle est la différence entre la mutuelle et la prévoyance ?

Publié le 23 mai 2024

Pour que les aléas du quotidien et les problèmes de santé n’impactent pas lourdement votre niveau de vie et celui de vos proches, plusieurs solutions s’offrent à vous. Parmi elles, la mutuelle et la prévoyance s’imposent comme des alliés incontournables.

Similaires dans le but qu’elles poursuivent, à savoir mettre à l’abri l’assuré contre les conséquences financières de ces tracas, la mutuelle et la prévoyance remplissent des missions spécifiques et complémentaires.

Des garanties différentes

La mutuelle est un complément à l’Assurance maladie, puisqu’elle permet de compléter les remboursements des frais de santé que cette dernière ne couvre qu’à hauteur de 70 % en moyenne, en France.

En couvrant la totalité ou une partie du reste à charge du patient, la mutuelle apporte à la fois une sécurité financière au malade, et de facto une tranquillité d’esprit qui favorise un meilleur accès aux soins.

En ce sens, la prévoyance ressemble à la mutuelle, puisqu’elle aussi, elle protège le porte-monnaie de l’assuré en cas de souci. Mais alors que les prestations de la mutuelle sont réalisées en fonction de frais médicaux engagés pour des soins médicaux prévis, les prestations de la prévoyance dépendent des risques couverts. Par ailleurs, les versements se font sous la forme d’un capital dont le montant a été défini préalablement par contrat, ou d’indemnités journalières ou encore de rentes, selon les cas.

La prévoyance n’est donc pas un complément à la Sécurité Sociale mais bien un dispositif parallèle. Et si elle peut aider à faire face financièrement à un problème de santé, les risques qu’elle couvre sont spécifiques.

Nature des risques couverts

Comme évoqué plus haut, la mutuelle complète les remboursements de l’Assurance maladie. Elle permet donc de couvrir les dépenses de santé courantes, en contribuant financièrement au paiement des :

  • consultations médicales (généralistes et spécialistes),
  • médicaments,
  • hospitalisations,
  • soins dentaires,
  • frais d’optiques,
  • appareils auditifs,
  • etc.

Selon les options choisies par contrat, la mutuelle peut également prendre en charge tout ou partie de certains frais non remboursés pas l’Assurance maladie, dans le cadre des médecines dites complémentaires. Cela peut concerner par exemple des consultations d’ostéopathie, de sophrologie, de magnétisme, de réflexologie, d’acuponcture, etc.

La prévoyance, quant à elle, couvre les risques liés à des événements majeurs de la vie, dont l’impact financier est souvent très lourd pour l’assuré comme pour ses proches.

Cela concerne plus spécifiquement trois grands types de risques : le décès, l’incapacité temporaire à travailler et l’invalidité, totale ou partielle, permanente.

La mutuelle pour tous, la prévoyance pour actifs et retraités

Mutuelle et prévoyance ne sont donc pas substituables mais complémentaires, l’une permettant de couvrir les frais de santé en général, et l’autre apportant une protection financière en cas de grave incident.

Cependant, le public visé n’est pas tout à fait le même. Parce qu’elle permet de compléter les remboursements de l’Assurance maladie, quel que soit le niveau de revenu et les conditions de chacun, la mutuelle s’adresse à tout le monde, sans distinction.

Elle est d’ailleurs largement plébiscitée en France, puisque la majorité des Français ont une mutuelle ou une complémentaire santé, alors que seuls les salariés en ont l’obligation légale, depuis la loi de sécurisation de l’emploi de 2013.

La prévoyance, en revanche, concerne davantage les actifs, de façon plus spécifique. Et c’est logique, puisqu’elle compense la perte de revenus suite à un décès, une incapacité de travail ou une invalidité.

En France, l’employeur a l’obligation de proposer une prévoyance à ses salariés cadres et assimilés, ainsi que dans certaines branches. Mais alors qu’il existe une portabilité des garanties de la mutuelle pour les bénéficiaires de l’allocation chômage qui quittent l’entreprise et les retraités, les droits à la prévoyance sautent lors du départ du salarié.

Pour ces salariés en partance, comme pour les indépendants, il peut être intéressant de souscrire à un contrat de prévoyance individuelle. Ils pourront ainsi bénéficier des garanties prévues par la prévoyance, et se mettre financièrement à l’abri des aléas de la vie.

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